
Gustav Klimt
Astronaute pour Lili,
Celle de son ciel seul à qui fable s’ombre, elle s’allume, fume en algues, des baisers d’aquarelle. Ces immortelles saisons sauvées par la bouche du suicide… Celle dont le vœu s’envole bleu au négatif d’un chanvre noir. Espérer mains et mers, fiels, quand la montée vermeil… Quand monter au ciel avec du cyanure…
Se console sarcophage, avec des fleurs Coltrane, où se lianent en veines d’océanes vilenies ; j’ai épousé de mort ta praline peau d’ovni. Et dans les vents les noyés brûlent! Et dans les champs les enfants inventent des mandalas macabres…
Si mer pâle dans la Manche de tes cuisses Vasco, une camisole d’alphabet pour toute force, j’ai semé mon bassin dans la fosse aux lions. Au petit minuit d’asthme, de répondre une voix vaudeville, qu’un cimetière plein de chagrin d’orgues…
Nu comme un quatrain, d’insane s’en moque, ou d’Éros fane, j’ai oublié de me pendre avec une corde de tango.
Et mes frissons en jeunes catastrophes, nuque nicotine, où je prends en Égypte tout bouquet de mélancolie. Et et et, d’orgie m’Irak, d’inconsolables pianos, lorsque ton iris m’anthrax, comme une odeur d’où ma vie s’éloigne en bégayant.
Au secours d’années qui lassent, j’ai pris le tramway de ton secret. Creuser à chercher, au-delà du coffre-fort dans lequel tu caches ton heure. Outre-tombe tomber tombe je tombe, en ovation à la dose. Mais sombre! Où d’hypnose, je pose, où je colle les rognures de mon crâne avec des écumes magiciennes…
Séparé de mon nom à épeler tes seins, à mes oreilles lièvres une tourelle de salive rauque, que je perds conscience à tant étudier le battement de mes lettrines complexes. Tant d’âcre pour d’encre, à rompre mon sang dans le vin des matins inhabitables. J’ai espéré la méduse en sous-vêtements. Mais elle ne faisait que givre, katana d’âme.
Milan et ; ET – je voudrais mourir d’apnée dans ta salle de reins.

1 commentaires:
tu es mon enfant de mémoire
celui-là mort sans visage tombé
mille fois noyé
que je sauverai toujours
mon enfant secret
inavouable salé coloré de mes eaux
bercé reposé
sur mes cuisses
je suis mer océan détroit
je suis baie
même berge même aux abords du styx
le visage noir
le visage bleu
je me cache sous les ponts pour attraper les meurtris
le souffle rauque de la mort à venir
les petites d'abord
enfant à mourir
je te garde dans un bain
et tu émanes un peu de lumière
chaque chose étant sacrée
les berges gardiennes
et vierges
les plus beaux hommes à naître
tu le sais
mes seins tendresse mauve
et ta magnificience
bue
de mes sécheresses
ton enfance a su me garder l'Eden
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