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7.30.2007

J’ai cueilli à ta bouche un frisson de salive


Marco Barsanti


Au printemps en feutre, d’insolence m’encens, j’ai recouvert ta peau de mon ombre fallacieuse, ma vie veuve. Les rires tombaient contre la fenêtre d’immaculée. Tes lèvres, par sardoniques insomnies, jouissaient, jouissaient en pluie, pliaient.

D’océanes passions plus tard, j’étais sur tes seins à danser un ballet de grammaire.

Mon ventre s’étoilait en déserts vides. Tout m’était d’Athènes. Ton rire miracle en mirages pâles suicidait en moi toute apparence. J’étais farceur et rompais le vin de nos assises, transportant dans ma blague d’évidents secrets. Dans la raffinerie de tes reins, aux mille vents adoucis, j’ai espéré mais en rien, tes seins évanouis…

Au terme d’orages m’évidant de nos univers partagés, j’ai découpé ta silhouette avec le ciseau de ma jeunesse.

Toi, tu valsais avec ma solitude découverte, nous deux chacun. Je goûtais au jour défunt tes fesses d’opium, ta chair si folle, de cathédrales et d’adieu. Nos désirs nouveaux, plus noirs que beaux, enfouis dans la Gondole de la folie, s’érigeaient en élégie.

Et je m’affalais aux échos de tes yeux infidèles, dans d’autres bras que ceux qui vicieusement te veillent. Valium d’errance où je m’y cœur, j’ai plongé dans ta ténèbre à l’âge de l’heure.

J’ai pris l’opéra de nos impossibles cauchemars. Par maladive, je t’exquise en fumée – un sempiternel fard qui déguise ta Poe.

Mais allez, danse, transe, vomis en rêves tes rances mélancolies! Religieusement tu m’embrassais nulle part jusqu’à l’orgasme. Quand par la fenêtre le jour fusain, fusait vain, je donnais un bon coup de hache au réveille-castel.

Je trempais mes doigts dans la bohème de tes cheveux, alors qu’en moi agonisait le parfum immédiat. Et je suis mort à l’or des sirènes. D’inoubliables quand nous sommes seuls, toi qui ressemble à ce que je ne dis pas, pour joindre la femme au poison.

Je connais des amants qui ont collé leurs cœurs avec des centrales nucléaires.