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8.14.2007

Mon enfance s’appelle Nabokov


Gustav Klimt


Astronaute pour Lili,

Celle de son ciel seul à qui fable s’ombre, elle s’allume, fume en algues, des baisers d’aquarelle. Ces immortelles saisons sauvées par la bouche du suicide… Celle dont le vœu s’envole bleu au négatif d’un chanvre noir. Espérer mains et mers, fiels, quand la montée vermeil… Quand monter au ciel avec du cyanure…

Se console sarcophage, avec des fleurs Coltrane, où se lianent en veines d’océanes vilenies ; j’ai épousé de mort ta praline peau d’ovni. Et dans les vents les noyés brûlent! Et dans les champs les enfants inventent des mandalas macabres…

Si mer pâle dans la Manche de tes cuisses Vasco, une camisole d’alphabet pour toute force, j’ai semé mon bassin dans la fosse aux lions. Au petit minuit d’asthme, de répondre une voix vaudeville, qu’un cimetière plein de chagrin d’orgues…

Nu comme un quatrain, d’insane s’en moque, ou d’Éros fane, j’ai oublié de me pendre avec une corde de tango.

Et mes frissons en jeunes catastrophes, nuque nicotine, où je prends en Égypte tout bouquet de mélancolie. Et et et, d’orgie m’Irak, d’inconsolables pianos, lorsque ton iris m’anthrax, comme une odeur d’où ma vie s’éloigne en bégayant.

Au secours d’années qui lassent, j’ai pris le tramway de ton secret. Creuser à chercher, au-delà du coffre-fort dans lequel tu caches ton heure. Outre-tombe tomber tombe je tombe, en ovation à la dose. Mais sombre! Où d’hypnose, je pose, où je colle les rognures de mon crâne avec des écumes magiciennes…

Séparé de mon nom à épeler tes seins, à mes oreilles lièvres une tourelle de salive rauque, que je perds conscience à tant étudier le battement de mes lettrines complexes. Tant d’âcre pour d’encre, à rompre mon sang dans le vin des matins inhabitables. J’ai espéré la méduse en sous-vêtements. Mais elle ne faisait que givre, katana d’âme.

Milan et ; ET – je voudrais mourir d’apnée dans ta salle de reins.

8.13.2007

Fauve parfum du Nord


Andy Julia


Dans l'inoubliable, cloué à des heures roses,
mon ombre bientôt d'arabesques et d'émeutes
l'immaculée, dans ta paume et muette
fallait-il encore des matins ahurissant d'aveux
pour se noyer dans un bain d'étreintes?

De solitude toutefois ne s'exhale l'heureux
une bouche orfèvre et lavande
comme une lèvre soustraite à l'otage
car l'imaginaire dessein
n'exauce jamais le réel en des tableaux radieux

La voilà l'histoire dans un orage étrange
nos avenirs trop courts et nuages
qui ne tiennent qu'à un fil de découdre
sont d'au-delà superbes et brûlants
dans l'orchestre pyromane des chairs