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10.20.2007

Parano et pornographe


Lerock



Des monstres, entre minuit et minuit,
sur ta peau requiem, au riche fusain d’extrême,
ta peau pieuse du XXIe siècle, sciemment s’âme,
et cent ans baroque sans l’ange,
à la venteuse, et octobre glace l’os,
sous France, ta peau Bastille, au sucre mariage,
et chante,
une prison dont les barreaux seraient faits
d’une symphonie-suicide

Mais ton hymen immense, qui se déballe menteur,
qui se décarcasse, se démène, dans la nuit noiraude,
mienne,
danse et danse au corps malade de fièvre,
qui baigne dans le chaud du bain,
cigarettes et latex,
au cœur frêle : chance est que je m’y étrangle
une promesse que tout buvard exorcise

S’étrange et langue, ma belle, comme autrefois bellement,
tes tabous d’absence s’y aorte
Je m’en souviens comme un lendemain de veilleuse
en fumée de feuilles mortes, mère des sourires
et vils rires
corsages et jupons voletaient, en temps et jeux
comme des papillons qui auraient trop bu

Du temps maintenant mien et gare
je prie tout fort, cigare,
sur les chemins de fer qu’étaient tes jambes,
Mangue,
sur le matelas, en Indien, assis, asile,
Je m’ennuie de tes océans Pacifiques
ballotant borgne et badaud, sur le matelas,
Au milieu de la houle que ton souvenir broie
à la salive sida, si seulement,
L’amour rend Borges

Et je bois d’impossibles recueils,
à la lueur cire, miracle,
en comptant les orgasmes avant de m’endormir
Des monstres en toi s’entrelacs, farouches,
Mangue,
entre moi et moi et doigts, d’arabesques,
jouis-moi au jour ventouse

J’ai épousé éperdu en l’an de tes yeux
ta gorge en poignard de méduse, brumes et sonates,
et aux mausolées de tes mensonges s’immolent,
à la mâle heure que je sonne,
viens-moi vive,
vivre en d’autres feux industriels,
la mélancolie de tes cris l’hiver
que tu respires reine le soufre de mes rêves

Quand très ivre, j’allai scintillant,
aux pharaons de tes cuisses et tendre, tendrement,
que de fois encore, j’absinthe et l’or,
en d’aubes plus irrespirables sans toi,
à la douce brûlure de ton cou cercueil,
ton cou fou, fou,
et les hiboux syllabes dans ton regard si valve,
Entre tes jambes, j’avançai jaguar,
où je m’envolai voleur

Tu parles folle avec ton sourire de vin fauve,
tu parles sans vrai,
J’ai oublié le goût de ton mascara
tant tellement tes larmes menthes

Froide, muette, hymen menteur, menteur,
aux rages d’artifices, aux prisons d’amantes
et cours, cours,
loin, loin,
ta peau,
ta peau que j’ai lavé dans le temps
de le dire

Depuis que je me suis fourré le doigt dans le deuil,
j’ai lavé l’encre.

10.01.2007

S'embrasser à l'angle d'un pigeon


Sam Haskins


1.

Je te connais du bout des doigts
on s’aimera et
on se fera mettre à l’Index

2.

Toi et
Moi
Martini en fleurs et vivre
J’ai fait d’un verre deux soûls

3.

Moiteur iPod et abracadabra
nous nous sommes aimés dans de beaux draps
propres – ma Belle! ma Belle!
Et nous sommes sortis de la buanderie
comme on sort du garde-robe

4.

Bras dessus et brassière dessous
Titubant et fièvre
Devant un 4 et
1\2
J’ai inséré la clé dans la porte comme d’un spectre
Sale de mensonges ma belle prolétaire, ma Belle
Je t’ai acheté un bouquet de cirrhose